Le Piton de la Fournaise s'est édifié depuis environ 500 000 ans sur le flanc du volcan plus ancien qu'est le Piton des Neiges. Son histoire est faite d'éruptions très fréquentes et de grands effondrements.
1 Comprendre en 2 minutes
La Réunion est née de deux volcans. Le plus ancien, le Piton des Neiges, ne s'est plus manifesté depuis des dizaines de milliers d'années. Le plus jeune, le Piton de la Fournaise, est aujourd'hui l'un des volcans les plus actifs du monde.
Il a commencé à se construire il y a environ 500 000 ans, éruption après éruption. Au fil du temps, plusieurs effondrements ont sculpté sa forme actuelle, dont la grande dépression de l'Enclos.
Depuis des siècles, ses éruptions rythment la vie de l'île, sans avoir jamais fait de victimes parmi la population grâce à leur nature effusive et confinée.
2 Pour aller plus loin
Un volcan de point chaud
Le Piton de la Fournaise est un volcan bouclier basaltique, alimenté par un point chaud — une remontée de matériel chaud depuis le manteau, sur laquelle dérive lentement la plaque. Le même point chaud a construit le Piton des Neiges puis, aujourd'hui, la Fournaise.
Grandes étapes
- Édification depuis environ 500 000 ans sur le flanc sud-est du Piton des Neiges.
- Plusieurs effondrements de caldeira et glissements de flanc emboîtés, aboutissant à l'Enclos Fouqué actuel.
- Une activité historique très fréquente, documentée depuis le peuplement de l'île, avec des éruptions surtout intra-Enclos.
Épisodes marquants
L'éruption de 2007 (fort débit au Tremblet, effondrement du Dolomieu) fait référence pour comprendre les vidanges profondes. Les éruptions récentes s'inscrivent dans ce fonctionnement de longue durée, suivi en continu par l'observatoire.
Sources
Questions fréquentes
Quel âge a le Piton de la Fournaise ?
Son édification a commencé il y a environ 500 000 ans, ce qui en fait un volcan géologiquement jeune.
Y a-t-il déjà eu des victimes ?
Les éruptions, effusives et confinées dans l'Enclos, n'ont pas fait de victimes dans la population. Les risques concernent surtout l'approche imprudente des zones actives.
